PREMIÈRES RÉFLEXIONS
Il est clair (et c’est peu dire) que la maîtrise de la lumière est LE PROBLEME en BRETAGNE nord. Ce n’est pas faire preuve de mauvais esprit que de dire que nous avons rarement une visibilité de 10m, que nous avons souvent des particules en suspension à cause du courant de marée et du vent. L’apport de lumière est donc indispensable.
Les sources de lumières utilisables en photo sous-marine amateur sont :
- Le FLASH
- Le PHARE
1. Le FLASH
Un concentré d’énergie dans un volume assez faible, c’est intéressant mais l’usage du Flash est assez délicat.
- Le réglage de la puissance n’est pas évident. Les flashs performants adaptés aux appareils photos TTL qui mesurent la lumière reçue par la pellicule ou par le capteur pour gérer la durée de l’éclair du flash afin d’obtenir la bonne exposition à chaque prise de vue sont chers.
- L’orientation du flash dans une eau plus ou moins chargée en particules est primordiale : surtout pas de flash dans l’axe optique de l’appareil photo.
2. Le PHARE
Il est souvent plus volumineux que le Flash mais on a un meilleur contrôle de l’orientation de l’éclairage pour “lutter” contre la présence de particules.
Cependant :
- Le phare doit avoir un faisceau large pour éclairer uniformément la zone photographiée
- Il faut un phare puissant, d’autant plus puissant qu’il éclaire large.
Mon choix s’est porté naturellement sur le phare car je pouvais bénéficier de sa lumière bien avant l’achat de l’appareil et du caisson étanche.
Dans un premier temps je me suis fabriqué un phare en utilisant une parabole de phare d'automobile montée dans un tuyau PVC haute pression. Mon “tuyau” m’a permis de patienter jusqu’au jour ou j’ai acheté un vrai phare de plongée sur le marché de l'occasion.
Aujourd’hui je plonge avec un phare 100w équipé d’une optique vidéo. Toutes les photos de la galerie sont faites avec ce phare (Subatec 180).
3. L’APPAREIL PHOTO :
La solution appareil photos argentique + caisson + flash était financièrement inaccessible. Heureusement, la technologie des APN (Appareil Photo Numérique) avec caisson dédié à fortement réduit le prix de revient d’une solution pour prise de vue sous-marine. Je ne parle pas des réflex numériques et de leurs caissons mais des compacts.
J'ai commencé en utilisant un Sony DSP9 (4 mega pixels) avec le caisson Sony dédié à l’appareil.
Quelles étaient les raisons de mon choix ?
1. Le prix de revient
Car je n’oublie pas que l’option photo s’ajoute à la facture du matériel de plongée.
2. L’automatisme de ce type d’appareil
:
On ne se pose pas de question sous l’eau : on éclaire, on vise, on photographie. La mise au point automatique et l’exposition automatique permettent d’avoir des résultats satisfaisants rapidement (on verra comment les améliorer plus tard).
3. La résolution
:
4 méga pixel il y a 5 ans c’était bien. Cela permet éventuellement de recadrer une prise de vue sans perdre trop en qualité. Aujourd’hui, avec un peu de recul, je peux dire que c’est le minimum (je reviendrai sur ce point plus tard quand j’aborderai le paragraphe “technique de prise de vue rapprochée”).
4. La possibilité macro
:
Je veux dire la possibilité de faire une photo rapprochée sans avoir à mettre en oeuvre un complément optique (souvent couteux).
5. L’encombrement réduit
:
Si le matériel photo est encombrant, il finira sur une étagère dans la cave ou mis en vente sur internet.
Dans une région ou le courant de marée vous accompagne dans la plus part de vos sorties, il faut rester à l’aise : une main pour le phare + une main pour l’appareil + une main pour la purge + une main pour se tenir au rocher pendant la prise de vue …. ça fait beaucoup pour un seul homme.
6. Un caisson qui supporte une immersion à -40m
:
C’est le minimum dans une région ou on plonge sur des fonds de 40m à seulement 50m du bord.






